Доклады 2010

Si la fête disparaissait parmi les hommes... 

Si nous allions, un beau matin, nous réveiller dans une société bien organisée, fonctionnelle, rassasiée mais vidée de la spontanéité...
Si la prière des chrétiens devenait un discours tout cérébral, sécularisé au point d'évacuer le sens du mystère, de la poésie, sans laisser de place à la prière du corps, à l'intuition, à l'affectivité...
 
Si la conscience oppressée des chrétiens refusait un bonheur offert par Celui qui, sur le Mont des Béatitudes, sept fois déclare « heureux » ...
 
Si ceux de 1'hémisphère nord, essoufflés d'activités, perdaient la source où puiser l'esprit de fête : une fête encore vivante au tréfonds de l'homme des continents du sud...
Un des plus beaux textes sur la fête que je connaisse se trouve dans les prières du temps pascal. Pour la première fois, je l’ai entendu dans la cathédrale de Novi Sad. Dans les années 1990, si difficiles pour la Serbie, l’évêque Irénée m’avait invité pour les fêtes de Pâques. J’étais loin de pouvoir comprendre tout ce qui se chante dans les liturgies pascales. Je suis d’autant plus reconnaissant à Monseigneur Irénée d’avoir attiré mon attention sur ces paroles: « Voici le jour de la résurrection : laissons-nous nous illuminer par la fête. Embrassons-nous les uns les autres. Appelons frères même ceux qui nous haïssent. Pardonnons tout par la résurrection, et chantons : Le Christ est ressuscité des morts, par la mort il a anéanti la mort, et à ceux qui sont dans les tombeaux, il a donné la vie. »
« Pardonnons tout par la résurrection »: je n’ai plus jamais oublié ces mots. Alors, quand j’ai reçu l’invitation de présenter une contribution aux Uspienkie tchtenia consacrés à la fête, l’idée m’est venue presque sans réfléchir : « La fête, la joie de la fête, comme source de pardon ».

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